Les crashs d'avions des années 90 qui ressemblent à celui de la Germanwings

(Source : latribune.fr)

Plusieurs accidents d'avions ont été causés par un acte volontaire des pilotes.

Egyptair en 1999

Beaucoup plus connu, l'accident du Boeing 767 d'EgyptAir le 31 octobre 1999. L'avion à destination du Caire s'est abîmé dans l'Atlantique, au large des côtes du Massachusetts, peu après son décollage de New York, faisant 217 morts.

L'agence américaine de la sécurité dans les transports (NTSB) conclut à un suicide du copilote. L'analyse des boîtes noires a confirmé que celui-ci s'était retrouvé seul aux commandes pendant une pause du commandant de bord, alors que l'avion venait d'atteindre sa vitesse de croisière. Selon l'enregistreur des conversations, il aurait alors prononcé une courte prière: "Je m'en remets à Dieu". Immédiatement après, le pilote automatique était désengagé et l'avion plongeait pratiquement en piqué.

Les autorités égyptiennes ont toujours réfuté cette théorie alors que la presse américaine rapportait que le copilote avait des problèmes financiers et était devenu "renfermé".

Silkair en 1997

Deux ans plus tôt, le 19 décembre 1997, un Boeing 737 destination de Singapour de la compagnie singapourienne SilkAir (filiale de Singapore Airlines) plonge dans une rivière une demi-heure après son décollage de Jakarta et s'écrase près de Palembang, sur l'île de Sumatra. 104 morts. Les enquêteurs américains concluent au suicide du pilote malgré des boites noires inutiles - celles-ci ayant été débranchées avant le crash - alors que rien, selon le bureau d'enquête indonésien, n'étaye cette version.

La presse, qui avançait la thèse du suicide, avait précisé que le commandant de bord venait de faire l'objet d'une sanction disciplinaire, avait été rétrogradé, et croulait sous les dettes.

La RAM en 1994

21 août 1994, lors d'un vol Agadir-Casablanca, le pilote d'un ATR-42 de Royal Air Maroc écrase délibérément son appareil au sol, dans les montagnes de l'Atlas, faisant 44 morts. L'enquête, appuyée notamment sur les dernières paroles de la copilote qui s'étonne que le commandant de bord effectue des manoeuvres non conformes à la règlementation aérienne, permet de conclure à un suicide. Ce dernier lui aurait répondu: "mourir, mourir..."

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