Créés par Arnold Boiseau et Patrice Levallois, les Minikeums furent tout d'abord la caricature des personnages les plus aimés et détestés des enfants. Ces personnages étaient tous imaginés à l'âge de 12 ans. Tout d'abord au nombre de sept, le succès aidant, une quinzaine de mini célébrités en latex, créées par Alain Duverne, animèrent et encadrèrent le créneau jeunesse des enfants.

 

C'est un concept d'émission "container" conçu pour fidéliser le public autour des émissions jeunesse de France 3. Assurant par de courtes scènes les transitions entre deux dessins animés, ils cumulèrent les rôles d'animateurs, de vedettes de la chanson, puis d'acteurs.

 

Entre deux programmes, les marionnettes faisaient quelques sketches (Taratatouille, Questions sous un lampion...) ; s'ajoutèrent ensuite quelques histoires plus longues avec l'apparition du Cinékeum en 1996 (souvent des pastiches d'œuvres connues). Un film les mettant en scène, Panikeum sur l'an 2000, a été diffusé le 31 décembre 1999. Elles ont également enregistré plusieurs chansons, dont un tube, Ma Mélissa, parodie culte (plutôt corrosive pour une émission jeunesse) des boys-band, devenu disque d'or en 1997, qui reste la plus grande marque de leur passage. À noter également, pour l'anecdote, que les Minikeums ont été parmi les seuls à faire un tube qui pariait sur la victoire des Bleus à la Coupe du Monde 1998 (On va la gagner).

 

Pour cette émission, Jean-Marc Lenglen, l'auteur-dialogiste-scénariste, dit s'être inspiré des gens qui le font rire : « de Charlot à Tati pour la veine visuelle, des frères David et Jerry Zucker à Mel Brooks pour la loufoquerie, une bonne dose de Monty Python et d'humour anglais, un Woody Allen pour les prises de têtes, de De Funès, du Splendid, du Deschamps, parce que l’humour français c’est pas mal non plus, un soupçon de Desproges pour noircir parfois l’humour, un poil de BD pour remplir les cases et puis une larme du côté de chez Queneau ou Perec pour le goût des mots ».

 

  
 
 

 

 
 
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